Alain Boismenu

Le parcours du « Cœur de champion »

Le Film Rocky – élément déclencheur

C’est en visionnant le film Rocky au début des années 80 qu’Alain Boismenu se sent attiré vers le monde de la boxe. Admirant le courage, la détermination et les méthodes d’entraînement du personnage principal, Alain se sent interpellé par ce sport. Inspiré de Rocky, Alain débute donc un entraînement «improvisé» dans le sous-sol familial avec quelques amis. Mais il sait que ce n’est pas suffisant et sent rapidement le besoin de passer aux choses sérieuses et de suivre un véritable entraînement de boxeur dans un gym de boxe.

7 Janvier 1983 – Le début d’une belle aventure

À l’époque ou Alain a débuté en la boxe olympique, les clubs de boxe ont quelque chose d’intimidant et un coté «dur» qui en repousse plusieurs. C’est donc un jeune homme de 15 ans plutôt intimidé qui se présente au club de boxe de Saint Hubert ce 7 janvier 1983. Accueilli par M.Léo Blain qui deviendra son entraîneur pendant plusieurs années, Alain se sent immédiatement à l’aise et fonce à corps perdu dans l’entraînement de boxe. C’est le début d’une belle aventure.

6 premiers combats – 6 victoires

Après trois mois d’entraînement, Alain participe à ses premiers combats de boxe. Et quel départ fulgurant: 6 victoires en autant de combats dont 5 par Knock Out. Alain est sur un nuage, il a du succès, il se sent invincible, il se croit déjà champion du monde! La réalité va bientôt le rattraper.

Une leçon de vie – 3 défaites consécutives

Les prochains combats ne se déroulent pas très bien. Trop sur de lui et sous-estimant ses adversaires, Alain subit 3 défaites consécutives. Dur réveil pour celui qui s’imaginait champion du monde. Alain n’oubliera jamais ces trois défaites. Et il en fera une leçon de vie qu’il applique encore aujourd’hui :

Il faut rester humble devant le succès et il ne faut jamais sous-estimer son adversaire, quel qu’il soit.

Champion des gants dorés à sa première participation

Fort de ce qu’il a appris dans ses derniers combats, Alain participe à ses premiers championnats des gants dorés (golden gloves) au printemps 1984. Efficace et en contrôle, Alain impressionne en remportant les 3 combats de la ronde éliminatoire par KO au premier round. Alain devient ainsi Champion des gants dorés et Champion du Québec a sa première participation. Tout un exploit.

Une médaille d’argent aux Championnats Canadiens

En 1989, Alain participe aux Championnats Canadiens. À son 3ième combat du tournois, il perd par décision dans un combat assez serré. Fier de sa médaille d’argent, Alain est tout de même très amer et décide d’abandonner la boxe pour de bon. Le bilan de sa carrière amateur est de 40 victoires et seulement 9 défaites en 49 combats. Un bilan enviable.

Saut chez les professionnels en 1990

Alain passe chez les professionnels en 1990. Il s’entraînera sous la gouverne de Monsieur Georges Drouin (le pape de la boxe), l’un des plus grands entraîneurs de l’histoire de la boxe au Québec. Alain connaîtra une carrière admirable avec une fiche professionnelle de 16 victoires, 1 match nul et seulement 3 défaites.

Un peu comme il l’avait fait chez les amateurs, Alain cumule victoire sur victoire à ses premiers combats. Et le 9 décembre 1993, à son 13ième combat chez les pros, Alain réalise un rêve en combattant pour le titre très convoité de Champion Canadien chez les Mi-moyens.

Alain devient champion canadien ce 9 décembre 1993 dans un dur combat livré a Errol Brown dans la ville de Toronto. Suite à cette victoire, Alain laissera tomber son travail pour se concentrer exclusivement sur la boxe et restera invaincu pendant 2 ans et demi. Puis, faute d’adversaires, Alain se verra dépouillé de son titre par le Conseil Canadien de la Boxe en septembre 1995. Il aura été champion Canadien pendant 2 ans et demi et aura été classé 10ième et 12ième a l’échelle mondiale par les associations mondiales de boxe.

Les sacrifices d’un champion

Pour réussir à se maintenir au sommet, Alain a dû faire de nombreux sacrifices. Il s’entraîne à tous les jours mais comme les combats qui rapportent sont très espacés, Alain n’a que très peu d’argent pour vivre. Il joue aux cartes à l’occasion pour gagner un peu d’argent et arrondir ses fins de mois. Sa priorité c’est l’entraînement qui l’accapare plusieurs heures par jour. Alain vivra dans une grande pauvreté pendant ses années de règne de champion Canadien. Mais cette pauvreté le rendra plus fort.

1999 – Alain Boismenu invente le concept Techno-Boxe

Pendant toutes ces années où il s’entraîne dans les gyms de boxe, Alain observe que seuls les élèves désirant boxer sont suivis par les entraîneurs. Tous les autres sont, de façon générale, laissés à eux-mêmes sans encadrement véritable. C’est alors qu’Alain développe un programme d’entraînement conçu spécifiquement pour ceux et celles qui ne veulent pas faire des combats mais qui souhaitent néanmoins pratiquer ce merveilleux sport.

Il développe un programme d’entraînement structuré comprenant tous les exercices du boxeur soit: la corde à danser, le sac de sable, le ballon de vitesse, les push ups, les sit ups, et tout le reste. Et pour ajouter à l’innovation, Alain utilisera une musique Techno qui, par sa rapidité et son rythme, déterminera l’intensité des entraînements. Suivez ce lien pour consulter notre page sur concept TechnoBoxe

C’est un nouveau concept d’entraînement qui à vu le jour en 1999: l’entraînement Techno Boxe. Le succès fut instantané. Et 10 ans plus tard, le centre Techno Boxe est le plus important gym de boxe au Canada.